Ahn Tuan New Quartet

Né le : 18/05/2013 (concert à Ferté Jazz, la Ferté-sous-Jouarre)

Style : jazz romantique aux accents pop d’insipiration folklorico-cinématico-métalico progressive.

Formation :

  • Illyes Ferfera  : saxophones
  • Arthur Henn : contrebasse
  • Baptiste Castets : batterie
  • Ahn Tuan : piano, composition
Live @ Sunside, Paris, 04/09/2014

(c) Carole B

Pop + rock + folk + jazz

Certes, une parenté, une filiation directe existe entre le Ahn Tuan
New Quartet et la musique de Tigran Hamasyan, Brad Mehldau, Avishai
Cohen ou encore Didier Squiban, musiciens ayant beaucoup expérimenté
l’adjonction de pop, rock, ou musiques traditionnelles dans le jazz.

=une musique accessible/une identité forte

Mais au milieu de ses illustres aînés, le groupe trouve sa propre voie, très
directe, spontanée, libre, revendiquant une simplicité d’écriture et une
facilité d’écoute aujourd’hui souvent oubliées dans le jazz, a fortiori le
jazz français.

Une écriture directe, spontanée et libre…

Parmi les influences les plus régulièrement citées par Ahn Tuan,
on trouve Ennio Morricone, Radiohead et Frédéric Chopin à qui est
indirectement co-dédicacé le premier titre de l’album «Hot Brad» (->hot
bread->chaud pain).

…Nourrie de cinéma…

Cela donne une musique imagée, cinématographique, s’appuyant
sur des paysages, des lieux, des personnages, des émotions, ou des
métaphores tout droit sorties des films de Miyazaki. Tank’s Butterflies
raconte l’histoire des chenilles des tanks devenant des papillons par
exemple.

…d’improvisation et d’interaction.

Le tout est joué par une formation jazz traditionnelle sax-piano-contrebasse-
batterie, nourrie à l’improvisation et à l’interaction (Les 4 musiciens se sont rencontrés au Centre des Musiques Didier Lockwood, célèbre école de la région parisienne) et dont le principal moteur est le plaisir de jouer ensemble.

 

BIO

Dans la continuité de son expérience en trio (toujours active), Ahn Tuan décide en 2013 d’insuffler plus d’énergie à ses compositions. Illyes Ferfera était le musicien idéal pour représenter cette valeur ajoutée : inventif et à l’écoute, au jeu teinté de folie et de lyrisme. Baptiste Castets derrière les futs venait quant à lui apporter cette touche de puissance, de dynamique, de groove et de son qui allait construire l’identité du groupe.

Une rythmique solide, énergique, où chacun des membres est capable de prendre le lead mélodique et sait trouver sa place dans le son, et le quartet ainsi formé peut faire ses premières armes sur la scène du festival Ferté Jazz en mai 2013.

Après plusieurs scènes de rodage en région parisienne, le quartet s’enferme au studio des Egreffins (Essonne) au mois de mai 2014 pour enregistrer son premier album, qui sous l’impulsion de son leader se veut très direct, dans une optique « live », sans artifices de production.

 

MUSICIENS

  • Illyes Ferfera (saxophones) :

 

Illyes Ferfera

(c) Carole B

 

Né en Afrique du Nord, à Alger, Illyes Ferfera se fait pincer par la musique  dès l’enfance, mais s’y consacre pleinement à son arrivée en France. Il intègre ainsi la Classe de Jazz de l’Ecole de Mont de Marsan dirigée par Jacky Berecochéa, puis le CNR de Toulouse, duquel il sort avec un DEM de Jazz mention trés bien en 2008. Il poursuit également des études à l’université de musicologie de Toulouse le Mirail, ou il obtient une licence et un master 1, avant de terminer son parcours d’étude au Centre des Musiques Didier Lockwood.
En 2005, il participe au projet Infinity orchestra sous la direction de l’Ethnic Heritage Ensemble de Chicago et en 2006 il enregistre un album parrainé par Musique de Nuit Diffusion.  Durant ces années de formation, il rencontre plusieurs musiciens de renommée internationale tel que Kenny Garrett, Dee Dee Bridgewater, Andy Emler, Guillermo Klein, Marc Ducret…

Illyes Ferfera  participe  activement à plusieurs projets musicaux en jazz et musique du monde :  Zingabe, Zilhom, Tribut to Weather Report, Old School Funky Family,  et partage la scène avec de nombreux musiciens de jazz de la scène hexagonale, notamment avec le « Vocalchimiste » André Minvielle et son Ti’bal Tribal, mais aussi avec Christian « ton ton » Salut, Akim Bournane, Laurent Coulondre, Pierre Alain Tocanier, Thibault Dufoy, Elvin Bironien…

Illyes Ferfera live

(c)Carole B

Ce qu’Ahn Tuan aime bien chez lui : « son côté sauvage, instinctif, animal« .

  • Arthur Henn (contrebasse) :
Arthur Henn

(c) Carole B

Il débute l’apprentissage de la musique a 11 ans en faisant de la batterie, puis à 13 ans de la guitare. Mais c’est peu après qu’Arthur Henn découvre son instrument de prédilection : la contrebasse de gaucher (techniquement, c’est exactement comme une contrebasse mais à l’envers, et c’est parfait pour Arthur puisqu’il est né à l’envers également). Il entre alors au CRR de Cergy où il reçoit des cours de contrebasse, d’harmonie, d’arrangement, de FM, de big band ou encore d’histoire, avec des noms comme Laurent Colombani, Jean-Luc Fillon ou encore George Paczynski. Parallèlement, il part en Belgique pour des stages de jazz avec Steve Houben.

Il termine ensuite sa formation au Centre des Musiques Didier Lockwood, sous la direction de Marc-Michel Lebévillon, où il est coaché par des enseignants comme les contrebassistes Chris Jennings, Jean-Michel Charbonnel, Felipe Cabrera, mais également Benoit Sourisse, André Charlier et Didier Lockwood.

Aujourd’hui on peut voir Arthur dans divers projets jazz contemporain comme le Kevin Lam Quintet, Jad Salameh Quartet,  mais c’est dans le groupe « All Mice » qu’il est le plus investi, tant dans la composition, l’arrangement, la direction, le jeu que dans la vie et le développement du projet.

Arthur ne se cantonne pas au jazz puisqu’on peut le voir depuis 2012 ans dans le « cirque dans les étoiles », comme mandoliniste, guitariste et contrebassiste. A la contrebasse il recherche d’ailleurs un développement de l’instrument beaucoup plus riche que dans le jazz traditionnel, utilisant notamment. Dans cette démarche il est influencé par les contrebassistes Edgar Meyer, Avishai Cohen, Renaud Garcia-Fons, ainsi que par des musiciens d’autres horizons, ratissant de Tigran Hamasyan à Jean-Sébastien Bach dont il travaille le répertoire tant à la contrebasse qu’à la mandoline.

Arthur Henn live

(c) Pierre Treille

Ce qu’Ahn Tuan aime bien chez lui : « son côté sauvage, instinctif, animal« .

 

  • Baptiste Castets (batterie) :
Baptiste Castets

(c) Carole B

Né en 1988, Baptiste commence la musique à l’âge de 10 ans par le piano et la batterie.
Après un parcours classique en école de musique, il rentre au conservatoire de
Bordeaux en classe de batterie dirigée par Philippe Valentine (Michel Graillier,
Bernard Lubat, Memphis Slim)
Parallèlement il passe une licence de musicologie à l’université de Bordeaux III
Il commence alors à jouer régulièrement sur la scène Bordelaise au sein de formations
jazz, blues et funk.
Il se produira sur des scènes et festivals prestigieux tels que le Paris jazz festival, le
New Morning, le Caveau de la Huchette, Jazz à Montauban, le Sunside, Jazz in
Marciac, Cahors Blues Festival, Jazz à Vannes…
Baptiste a notamment joué ou collaboré avec Sylvain Marc, Bernard Lubat, Anthony
Stelmaszack.
En septembre 2011 il rentre au Centre des musiques Didier Lockwood en région
Parisienne et étudie avec André Charlier, Frank Agulhon, Stéphane Huchard, Benoit
Sourisse, Claude Egea.
Ses influences sont assez larges ; John Scofield, John Mayer, Larry Goldings, Robert
Cray, Steve Jordan, Bill Stewart, Brian Blade, Dereck Trucks…
Il joue actuellement dans divers projets : avec l’hamoniciste Cadijo (blues-swing),
Slinky (jazz, blues), le Poher trio (jazz moderne), Manu and the red coffe (soul, blues).

Baptiste Castets live

Ce qu’Ahn Tuan aime bien chez lui : « son côté sauvage, instinctif, animal« .

 

INTRODUIRE AHN TUAN

 




 

 ILS EN ONT PARLE

Jazzaseizheur :

Dans le cadre de l’opération « Jazz Emergence » qui permet à de jeunes musiciens de s’insérer dans le circuit professionnel, le festival bis recevait plusieurs formations dont le Ahn Tuan New Quartet. ils ont joué pendant plus d’une heure et m’ont fortement impressionné par leur cohérence et la qualité de chaque musicien. Ils jouent un jazz-fusion ouvert aux musiques du monde. Le pianiste Ahn Tuan, leader du groupe, est redoutable dans ses improvisations et le saxophoniste Illyés Ferfera possède une folie ravageuse digne des débuts d’Emile Parisien.

Fred Delforge (Zicazine) :

Lauréats des Trophées du Sunside 2014, le quartet piloté de main de maître par le pianiste et compositeur Ahn Tuan nous propose un premier album intégralement financé par le public via une plateforme de crowdfunding, un album au contenu original et à la qualité poussée puisqu’il a été enregistré par Pierre Antoine et André Charlier avant de passer sur le grill pour un mixage signé Thomas Keller et un mastering à mettre au crédit de Renaud Hebinger. Disciple avoué de Brad Mehldau ou d’Avishai Cohen, Ahn Tuan a toujours eu à cœur de faire entrer un peu de pop, de rock et de folk dans le jazz et c’est au travers d’un album à l’écriture simple mais jamais simpliste qu’il nous le prouve en compagnie d’Illyes Ferfera aux saxophones, Arthus Henn à la contrebasse et Baptiste Castet à la batterie, s’engageant dans une sorte de melting pot dans lequel le jazz traditionnel se teinte de cachets venus d’influences majeures comme Ennio Morricone, Radiohead ou encore Chopin. Issus du Centre des Musiques Didier Lockwood, les quatre complices ont en commun un véritable plaisir de jouer et c’est en nous présentant quelques très belles étincelles de génie qu’ils s’imposent comme le renouveau d’un jazz français ouvert en grand sur toutes les musiques. Collection d’images empreintes de notions cinématographiques, la musique du quartet se tapisse de couleurs que son compositeur attribue à Miyazaki et nous dévoile quelques pièces maitresses comme « Hot Brad », « Gonceleen Spleen », « Elsong » ou encore cet étonnant « Tank’s Butterflies » sensé évoquer l’histoire des chenilles de tanks se transformant en papillons … Beaucoup d’idées et au moins autant de talent, c’est ce qui caractérise le mieux ce premier effort destiné à « Introduire Ahn Tuan », et c’est en poussant le cri du nouveau-né à la toute fin de l’ouvrage que le groupe scelle véritablement la naissance d’un projet dont on reparlera forcément dans un très proche avenir tant le monde du jazz est friand de ce genre d’albums accessibles au plus grand nombre ! 

Thierry Giard (Culture Jazz) :

Le mauvais goût de la pochette (potache du jour !?) est à prendre au second degré en référence au « Introducing… » américain dès lors qu’il s’agit de présenter un nouveau talent, on l’aura compris. Voilà donc un pianiste un peu provocateur ! Écoutons-voir sa musique…
Eh bien, il est sage le jeune homme, très sage, trop sage sans doute ! Pas hargneux pour deux sous dès qu’il est devant son clavier qu’il caresse sans frapper avec la délicatesse et l’affection d’un musicien bien élevé qui a fait ses gammes. C’est joliment fait mais un emballage façon coucher de soleil flou sur la vallée du Grésivaudan en fin d’automne aurait peut-être mieux convenu, commercialement parlant.

Ahn Tuan New Trio

(c) Bénédicte Wait

REFERENCES

  • Prix du meilleur groupe – Trophées du Sunside 2014
  • Finaliste Tremplin Rezzo Jazz à Vienne 2015
  • TSF Jazz
  • Jazz in Marciac
  • Jazz en Ville Vannes
  • Saveurs Jazz Festival
  • Ferté Jazz
  • Jazz’Allemont
  • Festival de Piano en Trièves
  • Jazz Club Lyon st-Georges
  • Cave du 38 Riv’